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La justice pour les femmes et les filles autochtones assassinées ou portées disparues :

Au coeur du travail des syndicats du Canada

Sensibilisation et militantisme

La violence dont les femmes autochtones du Canada font démesurément l’objet – comme le fait que plus de 1 100 femmes autochtones ont été portées disparues ou assassinées avant qu’une enquête nationale ne soit engagée – est une de nos hontes les plus grandes.

Depuis 2005, les familles et les alliés de femmes et de filles autochtones assassinées ou portées disparues incitent le gouvernement fédéral à mener une enquête publique nationale pour déterminer les causes fondamentales de la violence et trouver des solutions.

Plusieurs des syndicats du Canada ont incorporé une représentation des Autochtones à leur structure depuis le début des années 1990, et les personnes assurant cette représentation ainsi que les groupes de travail qu’elles ont créés ont incité leurs syndicats à s’impliquer dans ce dossier en vertu de leur engagement à l’égard de l’équité, de l’égalité et de la justice.

Les syndicats du Canada ont donné la priorité à la question en lançant des pétitions et en faisant activement pression sur le gouvernement pour qu’il intervienne. Les syndicats ont en outre appuyé l’Association des femmes autochtones du Canada et le projet Sœurs par l’esprit, notamment en encourageant les membres de syndicats à participer à des vigiles annuelles et à aider les femmes autochtones à se faire entendre auprès des organismes de l’ONU afin de créer une prise de conscience internationale.

Un des principaux secteurs où des meurtres et disparitions de femmes autochtones ont eu lieu est la tristement célèbre « autoroute des larmes » (la route 16) en Colombie-Britannique. Quand Greyhound a demandé l’autorisation de réduire son service le long de cette autoroute, rendant le transport sécuritaire encore plus rare, des syndicats tels que les TCA (désormais Unifor) et des conseils du travail locaux ont demandé au gouvernement de rejeter la demande.

Le 3 août 2016, le gouvernement fédéral a fini par entreprendre l’enquête tant attendue, et des représentantes et représentants syndicaux étaient aux côtés de l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) et d’autres alliés pour répondre au mandat d’enquête.

«  Nous tenons à reconnaître les nombreux alliés que nous avons eus depuis 11 ans, y compris les autres organisations autochtones nationales qui ont milité en faveur d’une enquête. Et particulièrement nos alliés non autochtones. Nos amis d’Amnistie Internationale et des Initiatives canadiennes œcuméniques pour la justice (KAIROS), qui nous appuient depuis le début de 2003, quand ils ont mis leurs ressources au service de cette cause… et en dernier lieu les syndicats relevant du CTC, et particulièrement Unifor, qui nous ont apporté un soutien financier et moral. Merci à nos alliés » a déclaré Dawn Lavell-Harvard, présidente de l’AFAC, au cours de la conférence de presse.

L’AFAC a mis en évidence certains des enjeux associés au projet d’enquête, et les syndicats continuent de l’appuyer afin de voir à ce que le gouvernement tienne compte de ses inquiétudes.

« Nous nous réjouissons que le gouvernement ait enfin décidé de tenir cette enquête et qu’il se soit engagé à voir à ce qu’elle examine les causes profondes de la violence à l’égard des femmes autochtones, telles que le racisme, le sexisme et la misogynie. Mais nous devons nous assurer que le gouvernement fasse bien les choses. » – Hassan Yussuff, président du Congrès du travail du Canada

Réconciliation

Les syndicats du Canada reconnaissent que le dossier des femmes autochtones assassinées ou portées disparues est lié à l’héritage intergénérationnel des pensionnats autochtones décrit dans le rapport final de la Commission de vérité et réconciliation (CVR).

Les syndicats du Canada ont appuyé le travail de la CVR en participant à des marches de réconciliation et en sensibilisant les dirigeants syndicaux et les membres de syndicats à l’héritage des pensionnats autochtones et aux autres questions influant sur les peuples autochtones à l’heure actuelle, comme par exemple l’accès à l’eau potable.

Le Congrès du travail du Canada établit un cadre d’action pour appuyer les syndicats militant en faveur de la mise en œuvre des recommandations de la CVR.

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