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ÉQUITÉ SALARIALE, SERVICES DE GARDE À L’ENFANCE ÉLIMINATION DE LA VIOLENCE CONJUGALE :

AU CŒUR DU TRAVAIL DES SYNDICATS DU CANADA.

Combler l’écart entre les sexes

Les syndicats participent à la lutte pour l’équité entre les sexes depuis plus de 100 ans. En fait, la première Journée internationale des femmes découle des luttes livrées par les femmes pour obtenir des droits en matière d’emploi et le droit de vote. Ce sont les syndicats qui ont aidé les travailleuses à s’unir au cours des années 1970 pour obtenir les premières dispositions de convention collective sur les congés de maternité payés au Canada. Par suite de ces victoires, des congés de maternité payés plus longs ont été assurés à toutes les mères travailleuses grâce à l’assurance-emploi et de meilleurs congés ont été assurés aux pères travailleurs et aux parents de même sexe et adoptifs.

Bien que nous ayons beaucoup à célébrer, l’inégalité entre les sexes pose encore très nettement un problème. Les Canadiennes sont bien représentées au sein de la population active et des personnes ayant fait des études postsecondaires, mais elles constituent une grande majorité des personnes occupant des emplois à temps partiel et précaires et elles sont surreprésentées dans les emplois sous-évalués et à bas salaire.

Voici trois volets du travail qu’accomplissent les syndicats afin de favoriser l’équité entre les sexes et d’améliorer les lieux de travail et les collectivités pour toutes les Canadiennes.

Services de garde à l’enfance

L’absence de système universel d’éducation préscolaire et de garde à l’enfance de qualité élevée demeure un des obstacles les plus importants à l’amélioration de la condition féminine et à l’autonomisation économique des femmes.

Il nous est utile à tous que les gens puissent aller travailler en sachant que leurs enfants ont un lieu sûr où jouer et apprendre. L’accès à des services de garde à l’enfance ouvre la porte à l’emploi, à l’éducation et à l’avancement. C’est une évidence économique. Pourtant, seul un enfant canadien sur cinq a accès à une place en garderie réglementée et les frais de garde à l’enfance dépassent les frais de scolarité universitaires dans la plupart des villes canadiennes.

Les syndicats du Canada militent depuis longtemps en faveur d’un système public universel et accessible de services de garde à l’enfance dans l’intérêt de toutes les familles canadiennes. Les syndicats ont milité en faveur de garderies sécuritaires, de frais abordables, d’un traitement équitable pour le personnel des garderies et de l’augmentation des places en garderie. Ils ont aidé à maintenir les places actuelles et donné des ressources aux parents cherchant des services de garde de qualité.

Actuellement, le gouvernement fédéral négocie avec les provinces et les territoires au sujet des services de garde à l’enfance et les syndicats collaborent avec des partenaires tels que les groupes de parents, le personnel des garderies et des organisations comme l’Association canadienne pour la promotion des services de garde à l’enfance à la promotion du Cadre commun pour bâtir un système d’éducation préscolaire et de garde à l’enfance pour tous. Cela exige d’encourager les gouvernements de tous les ordres à reconnaître que les services de garde à l’enfance sont un droit de la personne et un bien public plutôt qu’une marchandise et à s’engager à assurer un financement à long terme de ces services.

Équité salariale

C’est une question de justice : les personnes qui accomplissent un travail d’égale valeur devraient recevoir une rémunération égale. Or, encore aujourd’hui au Canada, les femmes gagnent beaucoup moins que les hommes et l’écart salarial est encore plus grand dans le cas des femmes racialisées ou autochtones, des femmes qui s’identifient en tant que LGBTQ et des femmes ayant un handicap. La discrimination affecte les femmes de tous les niveaux de scolarité, quelles que soient leurs décisions familiales.

Les syndicats du Canada donnent depuis longtemps le pas à l’élimination de l’écart salarial entre les sexes. Jusqu’aux années 1950, les hommes et les femmes travaillant côte à côte et accomplissant exactement le même travail recevaient une rémunération différente. Les syndicats ont milité en faveur de l’égalité de rémunération grâce à la négociation collective et à l’amélioration de la législation. Il s’ensuit que les premières lois provinciales et fédérales sur l’égalité de rémunération ont été adoptées au cours des années 1950 et 1960.

Malheureusement, les employeurs pouvaient encore verser une rémunération inférieure aux femmes en cachant l’inégalité sous des différences de titres d’emploi, d’avantages sociaux ou de primes. Une légère différence dans les fonctions pouvait comporter une grande différence de salaire.

C’est pour cela que les syndicats revendiquent actuellement « l’équité salariale », soit le droit qu’ont les personnes des deux sexes de recevoir la même rémunération pour un travail d’égale valeur. Les syndicats ont réussi à faire adopter des lois proactives sur l’équité salariale applicables aux travailleuses et travailleurs du secteur public et du secteur privé en Ontario et au Québec, mais bien des provinces n’ont pas encore de loi sur l’équité salariale.

Sur la scène fédérale, les syndicats du Canada encouragent activement le gouvernement fédéral à adopter une loi proactive sur l’équité salariale dont l’adoption a été longtemps retardée par le gouvernement précédent.

Violence conjugale au travail

En 2013, le Congrès du travail du Canada a travaillé avec des chercheuses et chercheurs de l’Université Western à étudier les répercussions de la violence conjugale sur les milieux de travail de tout le Canada. On ne disposait pratiquement d’aucune donnée à ce sujet auparavant. Les résultats de l’étude donnent à réfléchir : une travailleuse ou un travailleur sur trois a déjà fait l’objet de violence conjugale et cette violence l’a suivi au travail. Plus de 80 % des victimes ont indiqué que cela avait nuit à leur rendement au travail et plus du tiers d’entre elles ont indiqué que des actes de violence avaient été commis dans leur lieu de travail ou à proximité de celui-ci.

Les syndicats croient qu’il faut assurer la sécurité de tous au travail. Si une travailleuse ou un travailleur est vulnérable, cela nuit à tous. C’est pour cela que les syndicats du Canada prennent différentes mesures pour régler le problème de la violence conjugale au travail :

Sensibiliser les gens :

Le CTC et les syndicats qui lui sont affiliés ont produit des vidéos et des affiches et collaboré avec des organisations de femmes pour sensibiliser les gens à la violence conjugale au travail.

Fournir des ressources :

En 2015, le CTC a créé un centre de ressources en ligne permettant aux dirigeants et représentants syndicaux et aux travailleuses et travailleurs de s’informer, de rompre le silence et d’accroître la sécurité au travail.

Appuyer les travailleuses et les travailleurs :

Le CTC et plusieurs des syndicats qui lui sont affiliés donnent une formation en personne aux représentantes et représentants sur la façon de traiter la violence conjugale et d’autres problèmes que les femmes peuvent avoir en milieu de travail. Par exemple, le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) a établi un réseau de délégués sociaux qui donnent une formation visant à aider à prévenir un éventail de difficultés, y compris les problèmes associés à la famille. Unifor a formé plus de 300 intervenantes auprès des femmes des différentes parties du pays qui aident les femmes à accéder confidentiellement à des ressources de la collectivité et du lieu de travail.

Inciter les gouvernements à agir :

Les syndicats du Canada travaillent avec les gouvernements de tout le Canada à s’inspirer de ces modèles pour voir à ce qu’aucune personne faisant l’objet de violence conjugale – qu’elle soit syndiquée ou non – n’ait à choisir entre sa sécurité et son emploi. Il s’ensuit que le gouvernement du Manitoba a adopté, en mars 2016, une loi prévoyant des congés payés et non payés pour les victimes de violence conjugale souhaitant être protégées contre leurs agresseurs. L’Ontario étudie un projet de loi semblable.

Collaborer avec des organisations de femmes :

  • Le CTC a collaboré avec le centre de recherche et d’éducation sur la violence faite aux femmes et aux enfants de l’Université Western pour tenir des webinaires afin de traiter des résultats de l’étude et des changements à apporter pour voir à ce que les victimes soient épaulées.
  • La Fédération du travail de la C.-B. compte parmi les principaux partisans de Be More Than a Bystander (soyez plus qu’un simple spectateur), initiative prise par Ending Violence BC et l’équipe de football des Lions de la C.-B. Dans le cadre de cette initiative, les membres de l’équipe, conseillés par un groupe consultatif de spécialistes de la violence faite aux femmes, profitent de leur célébrité pour sensibiliser les jeunes et inciter tout le monde à « rompre le silence sur la violence faite aux femmes ».

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