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Assurer un traitement juste et égal à toute personne qui travaille au Canada :

au cœur du travail des syndicats du Canada.

Espoir pour les travailleurs migrants

Les travailleurs et les travailleuses migrants peuvent avoir la vie dure au Canada. Bon nombre d’entre eux font l’objet de discrimination et ont des conditions de travail dangereuses au quotidien.

En collaborant avec des groupes de travailleuses et travailleurs migrants comprenant la Migrant Workers Alliance for Change, Migrante Canada et l’Association des travailleuses et travailleurs étrangers temporaires (ATTÉT), les syndicats appuient des initiatives qui améliorent la vie de tous les travailleurs et les travailleuses grâce à l’éducation, à la sensibilisation et à la modification des politiques. Au printemps, les syndicats ont collaboré avec des groupes communautaires et confessionnels à la tenue du premier forum canadien sur l’égalité dans la dignité et dans les droits des travailleurs migrants à Fredericton, au N.-B.

« Ce forum nous donne de l’espoir », a déclaré un travailleur migrant participant. « Nous sommes si heureux d’avoir participé. Nous avons appris que des gens nous appuient et qu’ils ne nous perçoivent pas comme des travailleurs migrants sans nom et sans visage qui volent des emplois aux Canadiens. »

Justice pour les travailleurs domestiques

Pour avoir l’esprit tranquille, il faut savoir que quelqu’un subvient aux besoins de sa famille. Or, les aides familiaux migrants qui prennent soin d’enfants, d’êtres chers vieillissants et de personnes ayant un handicap au Canada sont souvent séparés de leur propre famille pendant des années.

Bien que les aides familiaux ne puissent plus être obligés d’habiter chez leur employeur, ils doivent vivre d’un bas salaire dans l’isolement et parfois dans des conditions de travail dangereuses pendant deux ans avant de pouvoir demander le droit de rester au Canada.

Les syndicats canadiens travaillent depuis des années avec des groupes de travailleurs et travailleuses domestiques pour que ces personnes aient accès à la résidence permanente dès leur arrivée au Canada, que la législation sur le travail protège ces personnes vulnérables et qu’elles aient accès à la formation nécessaire pour maintenir et accroître leurs compétences.

Alliance des travailleurs agricoles (ATA)

L’Union internationale des travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce-Canada (TUAC Canada) sont les alliés et les défenseurs des travailleurs agricoles ainsi que les champions de leur cause au Canada depuis 1980, ce qui leur a permis d’accroître les droits, la sécurité au travail et l’influence sur leur lieu de travail de certains des travailleurs et travailleuses les plus exploités au Canada.

L’Alliance des travailleurs agricoles est l’association de travailleurs agricoles la plus grande du Canada. Elle tient un réseau de dix centres d’aide dans l’ensemble du Canada, où les droits de tous les travailleurs agricoles passent avant tout — peu importe d’où ils viennent. Depuis l’ouverture du premier centre en 1992, les TUAC Canada et l’ATA ont aidé des dizaines de milliers de travailleurs agricoles à lutter contre des employeurs méprisants et des conditions de travail et de logement dangereuses, à présenter des demandes d’indemnisation pour accident du travail et à obtenir des prestations parentales, et ils ont défendu le droit des travailleurs agricoles de former un syndicat.

Autres exemples :

  • Plusieurs fédérations du travail donnent une formation aux travailleuses et travailleurs migrants. Par exemple, le centre de santé et de sécurité de la Fédération du travail de la C.-B. forme chaque année des centaines de travailleurs et travailleuses dans leur langue maternelle. Les personnes qui reçoivent la formation apprennent à connaître les protections que leur assure la législation, leurs droits et leurs responsabilités, les moyens d’identifier les dangers et le régime d’indemnisation pour accident du travail.
  • Les travailleuses et les travailleurs migrants (dont certains sont sans papier) sont nombreux dans les métiers de la construction. Des syndicats tels que l’Union internationale des journaliers d’Amérique du Nord (UIJAN) s’efforcent d’assurer la sécurité et un traitement égal à toutes les personnes exerçant des métiers de la construction, quel que soit leur statut d’immigration.
  • Les syndicats des métiers de la construction de la C.-B. et la section locale 1611 du syndicat des journaliers (des travailleurs de la construction et spécialisés) ont appuyé 40 travailleurs étrangers temporaires venus d’Amérique latine pour participer à l’aménagement de la ligne de transport en commun rapide Canada Line parce qu’ils faisaient l’objet de discrimination en matière de salaire, de logement, de repas et de dépenses par rapport à leurs collègues de travail d’origine européenne. Le tribunal des droits de la personne de la C.-B. a fini par ordonner aux bâtisseurs de la Canada Line de verser un dédommagement comprenant le montant de l’écart entre les salaires et les dépenses.
  • Des syndicats du Canada qui englobent Unifor, le SCFP, le SNEGSP et les TUAC travaillent avec le Conseil canadien pour les réfugiés et de nombreuses autres organisations non gouvernementales (ONG) pour réclamer une modification des politiques afin de défendre les droits des travailleuses et travailleurs migrants.
  • Les TUAC mènent une campagne contre l’exclusion des travailleuses et travailleurs migrants qui exercent leur droit légal de se syndiquer pendant qu’ils sont au Canada.

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